Home Non classé Comment changer sa voix ?

Parler en public

On ne change pas de voix comme de look.

Si vous n’aimez pas votre voix (ce qui est possible) ne la rejetez pas, car c’est vous que vous rejetez. C’est à vous que vous dites sans arrêt « je ne t’aime pas ».
On ne change pas de voix comme on change de look.

Opérer ?

Un phoniatre parisien raconte l’histoire de cette avocate brillante qui gagnait tous ses procès en reine des prétoires ; mais qui n’aimait pas sa voix ! Trop masculine à son goût. Elle lui demande de « faire quelque chose »… De l’opérer en l’occurrence. Il tente de la dissuader ; elle insiste. II la conjure de ne pas faire cela. Elle insiste encore. Elle insiste tellement qu’à la fin il opère…
Après convalescence (silence obligé de quelques semaines) quand elle découvre sa « nouvelle voix » elle ne comprend pas. Elle ne se reconnait pas … C’est la voix d’une autre dans son corps… Elle « ne s’entend plus ». Elle est perdue… et elle perd tous ses procès !

Sauf cas rares (volonté de changer de sexe / intervention pour nodules, polypes, etc.) on ne touche pas aux cordes vocales. Cela touche à l’intime. C’est trop grave. (voir l’exemple cité).

Etes vous sûr de bien utiliser votre voix ?

Il suffît de le vérifier.
Avant de parler de « changer sa voix », je vous invite à « trouver votre voix »
Comme pour une enquête, interrogez vous :

1.    Est ce que ce n’est pas « dans ma tête » ?
On se dévalue parfois, à partir de mauvais messages. Qui nous viennent souvent de l’enfance ou de l’adolescence. Du genre : « tu chantes faux… tu as une voix de crécelle… », etc.).
Ou bien tu voudrais ressembler à quelqu’un que tu admires…
Mon conseil : il faut grandir… ! C’est à dire apprendre à se connaitre et à s’écouter (quelques cours de chants par exemple)

2.    Le placement : est-ce que ma voix est bien placée ?

En voix de tête ou de masque ? Voix de gorge ? Voix de poitrine ?
Chez certaines personnes la « vraie voix » est cachée derrière une voix de petite fille ou de petit garçon (voir « les masques de la voix »)

3.    Phonation / elocution

Est ce que je forme bien les sons ? Les voyelles et les consonnes ?  Les sons se mettent en bouche comme les aliments. Bien faire marcher la langue et la mâchoire. Desserrer les dents. Quelques exercices de diction vous feront du bien (usez des « pastilles vocales » sans modération)

4.    Une voix angoissée

Une voix angoissée est une voix serrée en gorge (appelé serrage laryngé).
La voix ainsi produite est réduite ou dure. C’est le résultat d’une histoire personnelle.
Ce qui s’est « angoissé » sur le temps demande du temps pour se « dé-goisser ». Relaxation et travail d’ouverture s’imposent.

5.    Une bonne respiration.

La voix dans son amplitude et sa couleur est associée à la respiration. La pleine respiration (dite « ventrale ») La respiration c’est aussi la « pression qu’on se met » parfois (voir le mot ex-pression)… D’où précipitation, débit, mauvaise articulation, monotonie, etc

6.    Confiance / Affirmation de soi

(Voir 1er paragraphe)
La voix c’est le « bruit » qu’on fait quand on parle…
Mais si on nous a appris à nous taire ou à douter le son qui sort lui aussi est … douteux !

7.    Une voix centrée

Pour beaucoup d’entre nous, occidentaux, citadins, sédentaires, il y a longtemps que la sensation du centre (Hara des orientaux) s’est perdue au seul profit des énergies hautes et parasitaires : perte des appuis, épaules tendues, poitrine rentrée, ventre noué (stress)… Pour faire « bouger » sa voix il faut retrouver ce qu’était la voix avant ses déformations. Au bon endroit, à la bonne hauteur sur les bons appuis, la bonne résonance, le bon souffle… Comme un blessé qui réapprend à marcher.

Le conseil du coach

Je vous propose un exercice simple en attendant un vrai cours que vous prendrez peut être chez un professeur de chant.

Un exercice qui pose d’abord la respiration associée à l’idée de détente et  d’ouverture.

Trouvez un endroit propice où vous asseoir au calme.
Si il vous est plus facile de vous concentrer, fermez les yeux.
Poser une main sur votre ventre ; légèrement au dessus du nombril.
Les mâchoires sont détendues et l’air peut circuler entre les dents.

Observer sans intervenir le mouvement de va et vient de l’air qui entre et qui sort avec votre respiration naturelle.
Observez sous votre main les légers mouvements de votre ventre : Inspir-Dilatation et expiration-resserrement.

Plus tard associez en silence à ces inspirations et expirations la voyelle « A ».
« A », à l’inspiration, comme une énorme bulle qui entre et vous dilate: bouche / arrière gorge / thorax (sans rien forcer). Et qui en ressortant maintien cette forme intérieure. Cette forme qui sera celle du son à venir quand il s’agira de timbrer la voix.

En effet quand vous estimez que le mouvement de respiration « solaire » est en place avec une forme corporelle installée, et surtout si vous vous sentez libre de toute gêne extérieure, commencez à sortir des sons. « La voix est un bruit qui vient de l’intérieur – B. Lavilliers ».
Ne cherchez pas à chanter, à être juste ou à produire « joli ».
Il ne doit pas y avoir de gorge ni de forçage. Tout se fait dans la continuité d’un mouvement respiratoire paisible.

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    Bordure
    3 Réponses à cet article
    1. C’est vrai que le chant est tjrs une bonne chose. Après, c’est aussi 1 question de goût : on peux trouver sa voix étrange, ms d’autres peuvent la trouver très agréable… Après, j’dis ça, j’dis rien^^

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