Home Mes articles préférés Parfois je parle et on ne m’écoute pas…

J’ai l’impression qu’on me zappe
Florence dit ; je parle, je parle et j’ai l’impression qu’on me zappe ou que je suis transparente… Je n’aime pas cette sensation. Elle me renvoi à une époque où les grands étaient à table, entre eux et que je dérangeais ! Parce que je voulais qu’on s’occupe de moi ; ou bien j’avais une idée importante sur le petit âne du Luxembourg. Prends ta poupée et va jouer dans ta chambre me disait ma mère. Mais moi j’avais envie d’être grande avec les grands ! Et me voilà à bientôt 35 ans dans la même situation… Prends ta poupée et va jouer…

On ne me voit pas…

Au bureau, avec des amis, lors de speed meeting, au restaurant quelquefois, bref en société… Je fais des signes mais on ne me voit pas ! On ne m’entend pas. Est ce que je rêve ? … Justement, je suis comme dans le rêve de l’homme invisible, en l’occurrence la femme qu’on n’entend pas.  Je parle, je donne mon opinion et je vois qu’on ne me voit pas. Qu’on ne me comprend pas. Est ce que je n’ai pas la voix assez forte ? Est ce que je dois gueuler comme une poissonnière ? Qu’est-ce que je dois faire ?

J’anticipe la sensation qu’on ne va pas m’écouter !

Voilà des sensations qui me font descendre au quatrième dessous en moins que rien. Pire… dès que je dois prendre la parole j’anticipe la sensation qu’on ne va pas m’écouter ! C’est exactement ce qui se passe.

L’avis de Jean (coach de la voix et du comportement)

On emmène dans sa vie d’adulte beaucoup des mémoires de l’enfance qui se sont fixées différemment en chacun de nous. Y compris et même surtout à un niveau corporel. On les retrouve dans la manière de se poser, de regarder, de s’affirmer, de dire, de prononcer les mots, d’affirmer franchement ou avec réserve.

Florence de par son « inquiétude » d’être reconnue (car il s’agit de reconnaissance) risque de devenir une « mendiante » de l’attention des autres. A la fin elle voit partout le mal ; là où il n’y a que la neutralité d’un groupe ; ni pour ni contre ; ni bienveillante, ni malveillante. Indifférente. Comme dans la vie, si souvent.

Il est vrai que dans un contexte professionnel son « inquiétude » lui sera reprochée (en silence) dans la mesure où elle révèle un manque d’assurance dans un monde qui a tant besoin de personnes « sûres »…

Pour ma part je conseillerai à Florence de faire un travail sur soi qui lui permette de comprendre où est son « pouvoir », et où commence le sentiment des autres. En fait  il s’agit de bien faire la part entre ce que l’on croit dire (sentiment émetteur)… et ce que les autres entendent (sentiment récepteur). C’est d’ailleurs l’enjeu de toute communication.

II est toujours difficile de s’évaluer lucidement. Sans complaisance ni déni.
On vérifie alors que la plupart du temps les autres ne nous en veulent pas ! Ils n’ont d’ailleurs pas d’idées préconçues. Ils attendent d’être « saisi » ou « emmenés »…

Je suggérerais à Florence de suivre un atelier de chant ou de théâtre (je vais souvent le conseiller). Qui associe effort, plaisir et libération.
Ou bien prendre une responsabilité dans une association de loisir ou d’aide.
Il y a énormément de personnes qui ont besoin de Florence sans qu’elle le sache. Besoin de sa présence, de sa voix, de son autorité amicale.

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    2 Réponses à cet article
    1. Une étude très approfondie sur la timidité ,oui il faut si intéresser, car toute une personnalité peut être remise en question . on ne me voit pas ,on ne m’écoute pas ,on me tolère , on se sent nulle .
      en forçant les choses on essaye de s’imposer ;groupe de marche, chorale dessin ect.. Juste un point positif ;du bénévolat pour personne malade ,et oui j’écoute ,et on me porte intérêt enfin j’existe ; j’ai un certain âge , et je trouve dommage que toute une vie fut compliqué ,effectivement j’ai le sentiment d’être une mendiante de l’attention des autres .Merci de vos conseils,

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