Améliorer sa diction, exercices diction, virelangue, vaincre son trac, extinction de voix remède, cours de diction, je suis aphone que faire, extinction de voix que faire, changer de voix, parler en public, coaching vocal, prise de parole en public, réussir un entretien téléphonique, blog confiance en soi, glossophobie, comment parler en public, apprendre à parler en public, bien parler à l’oral, prise de parole en public exercices, s exprimer à l’oral, langue blanche, les chaussettes de l’archiduchesse

Le pouvoir des images dans la prise de parole

Il y a un homme à la fenêtre d’un hôpital qui regarde au dehors.
Il raconte à son voisin de lit, paralysé, tout ce qu’il voit. Et l’autre l’écoute, intéressé.

Un jour il raconte le passage des enfants qui vont à l’école, les ménagères qui rentrent du marché, un cortège de gens endimanchés qui vont à un mariage, la mariée en blanc qui marche devant, ses voilages au vent…

Ce jour de Noël comme d’habitude il raconte : la neige, les enfants aux joues rouges qui courent d’une voiture à l’autre et s’envoient des boules de neige, le froid, les trottoirs glissants, les personnes pressées, dos courbé pour résister au vent, les arbres de Noël, les guirlandes qui clignotent, bleu, vert, jaune…

Le lendemain matin, en se réveillant, le paralysé voit le lit de son voisin, vide.
–    Mais… et mon voisin ?  demande t-il à l’infirmière qui vient pour les soins
–    Il nous a quitté cette nuit…
–    Mademoiselle s’il vous plait, pouvez vous aller à la fenêtre et me dire ce que vous voyez en ce moment ?
–    Je ne vois rien Monsieur, il y a un grand mur blanc
–    Alors qu’est-ce que voyait mon voisin ?
–    Rien, votre voisin était aveugle…
–    Ah…

Cette histoire m’évoque plusieurs réflexions.
1.    L’imagination transforme le monde et peut faire beaucoup de bien.
2.    Il n’est pas nécessaire d’être objectif pour être sincère.
3.    La réalité est un point de vue.
4.    Il y a en chacun de nous un enfant qui aime les histoires.
5.    Il y a un art de donner envie. A soi et aux autres. Une façon de dire ou de transmettre qui aide. L’aveugle de l’histoire nous enseigne à voir mieux qu’avec la vue. Voir avec son cœur.
6.    Donner une valeur ajoutée aux choses de la vie, rien que par le pouvoir des mots et des images n’est-ce pas l’art du communicant, du conteur ou du poète ?
7.    Ce n’est pas ce qu’on voit qui compte mais le regard qu’on porte.

Vous même comment voyez vous votre histoire ? S’il fallait nous la raconter ? La belle histoire de votre vie possible…
Votre histoire de Noël… ?

8 réponses
  1. Michel BIREM
    Michel BIREM dit :

    Bonjour,
    Je connaissais cette très très belle histoire avec quelques variantes : ce n’était pas Noël, l’homme proche de la fenêtre n’était pas forcément aveugle mais rêvait à des paysages merveilleux qu’il décrivait à son compagnon de chambre (ce dernier s’en trouvant réjoui et sa santé remontée).
    Je m’étais senti interpellé par ce conte. En effet je me demandais, alors qu’il est absolument nécessaire et de rêver comme un poète toute sa vie, est-il possible que cet homme proche de la fenêtre qui doit savoir que sa vie va bientôt s’achever puisse encore rêver ainsi et donner de l’espoir à son compagnon ?
    Par ailleurs, Jean, je partage entièrement tes 7 réflexions !
    Amitiés.

    Répondre
    • Jean Sommer
      Jean Sommer dit :

      Bonjour Michel …
      On dit que l’espoir fait vivre
      alors donner de l’espoir à une autre personne est aussi une manière de se prolonger …
      Qu’en penses-tu ?
      Amicalement

      Répondre
      • Michel BIREM
        Michel BIREM dit :

        Salut Jean,
        Effectivement, l’espoir est communicatif comme d’autres sentiments; donner de l’espoir à quelqu’un, c’est aussi en recevoir de lui.
        Sans doute, en racontant ce qu’il voyait de façon persuasive (oui la voix est importante ici aussi !) le premier personnage de ce conte donnait de l’espoir au deuxième et par ailleurs partageait cet espoir dont il était l’auteur, peut-être jusqu’à concrétiser ses propres images.
        Mais est-il facile de continuer à rêver, à espérer, sous la souffrance ou près de la mort quand cette dernière n’est pas forcément « douce » ? Autrement dit : « Est-il possible de vivre en poésie ? ».
        Amicalement.

        Répondre
        • Jean Sommer
          Jean Sommer dit :

          Nous sommes d’accord pour l’espoir
          Nous le serons aussi pour l’espoir d’une bonne année avec le voeu d’une bonne santé…

          Répondre

Répondre

Se joindre à la discussion ?
Vous êtes libre de contribuer !

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *