On confond souvent force de la voix et puissance de la voix. Forcer sur sa voix lorsqu’on s’exprime peut avoir un effet désagréable, voire agaçant, sur l’interlocuteur.
Ce passage en force correspond d’ailleurs souvent à une réaction de compensation de la part de l’orateur : il cherche inconsciemment à se faire entendre en surjouant, pour masquer sa timidité ou sa réserve.
Il est possible de travailler sa voix pour rétablir une diction et un volume normaux, sans pour autant tomber dans la faiblesse de la voix.
Dans cet article je vous livre 3 astuces pour vous entraîner à avoir une voix puissante sans forcer.


Beaucoup de personnes, sans même s’en rendre compte, forcent sur leur voix et parlent à un volume bien plus élevé que nécessaire, comme si elles prenaient leurs interlocuteurs pour des sourds.
Il en résulte une voix dure, haute, qui a le don d’attaquer les nerfs de ceux qui les écoutent.
Ces voix de compensation sont extrêmement courantes, notamment dans le monde de l’entreprise, et plus souvent chez la gente féminine.
On pense nécessaire de durcir le ton pour se faire entendre, pour s’imposer. Cette dureté, pourtant involontaire et contre-nature, est par conséquent associée à de l’agressivité, et peut être très mal perçue par l’entourage professionnel ou personnel.
En réalité, il n’est pas nécessaire de parler fort pour donner de la puissance à sa voix. Force et puissance de la voix ne sont pas liées.
En réunion, ou dans n’importe quelle prise de parole en public, on peut tout à fait parler doucement et être entendu clairement.
Si vous avez des difficultés à vous faire entendre sans hausser le ton, sachez qu’il est possible de travailler votre voix, en s’adonnant à des exercices de diction qui respectent quelques règles fondamentales, que voici.
 

Appui sur le diaphragme

Apprenez à placer votre voix différemment : la poser au niveau de la respiration basse, celle du diaphragme.
Respectez le temps de la respiration.
Comprenez qu’en vous positionnant sur une respiration haute, vous perdez du souffle, vous avez le souffle court, et il vous faut donc pousser et forcer sur votre voix pour faire sortir les sons.
Vous devez donc retrouver une respiration basse, en pratiquant des exercices de respiration : sophrologie, Pilates ou yoga sont autant de méthodes qui vous permettront de retrouver le calme de la respiration et l’appui de la voix sur le diaphragme.
 

Expression large

Parlez plus large, articulez largement : au lieu d’être dans une dynamique de poussée qui a tendance à faire entonnoir, soyez dans l’ouverture avec l’idée d’envelopper les gens, pas de les attaquer.
 

Diction tonique

Adoptez une diction plus précise : travaillez votre précision de diction de sorte que chaque son, chaque consonne, ait la juste portée. Il s’agit là d’un travail musculaire, et 95% des gens l’ignorent !
C’est normal parce que dans la conversation habituelle, on n’a pas à se poser ces questions : elles se posent dès lors qu’on entre en compétition, ou en situation de s’affirmer.
Donc tout comme le sportif, il convient de faire travailler les bons muscles, pour redonner de la qualité et de la précision à votre diction.
Je vous invite à faire un exercice très utile pour vous réhabituer à ne pas forcer sur votre voix : parlez à voix basse, de façon à être entendu par une personne imaginaire qui serait à deux mètres de voix.
En parlant à voix basse, vous allez être contraint d’ouvrir les traits du visage, d’articuler d’autant plus avec le visage.
Vous constaterez que progressivement, vous allez retrouver un volume normal, et vous n’aurez plus besoin de parler fort pour vous faire entendre. Et c’est cela, avoir une voix puissante.
Connaissez-vous des gens qui s’expriment en parlant fort, en poussant leur voix ?
Racontez-moi cela en commentaires, pour partager vos exemples du quotidien, et permettre à tous d identifier concrètement ce phénomène.

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